Mon nouveau blog "créatif"

Mon nouveau blog "créatif"
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 13:03

Truc de merde

C'est fini.
ça m'énerve déjà de faire ce blog.
Je crois que cela signe une fin définitive.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 10:15

Nouvelle fiction pour un nouveau blog : début : délivrance.

Je suis attaché par des menottes à moitié rouillées : elles n'ont dû servir depuis longtemps. La pièce est sombre. Un sous-sol sans doute. La seule source de lumière est une minuscule fenêtre rectangulaire. Sa vitre est cassée, une pierre l'a sûrement heurté. Est-ce bruit qui m'a réveillé. Mais il m'est impossible de passer par cet interstice bloqué par des barreaux.
Il fait froid, très froid. Je ne sais pas exactement depuis quand je suis ici. Le temps me paraît si long. Au début, je comptais les jours. Et puis, au bout d'un certain nombre, deux semaines peut-être, j'ai arrêté, pris par le désespoir. Mais je ne suis pas encore mort et Dieu seul sait que je le voudrais un peu plus à chaque seconde qui passe. Dieu, Dieu, pourquoi n'est-il pas là ? Certainement parce que lorsqu'il n'existe pas ou plus dans le c½ur de quelque un il ne vient plus en aide. Parfois je me dis que je devrais croire, pour garder espoir, celui qu'un jour on viendra me sauver. Mais voilà, je n'y crois pas et je n'ai plus d'espoir.
Je ne vois presque plus. Seulement des formes, des ombres qui me jettent chaque matin une assiette de purée ou de soupe insipide. J'avale, je dévore tel un chien fou car je suis sans cesse affamé. Je suis devenu un dogue carnivore qui a besoin de viande. Lorsque je plonge mon museau dans ma gamelle, je me sens pitoyable. Je suis devenu un animal que l'on torture. Chaque fois, on me frappe, on me crache dessus, on me dépose de la nourriture appétissante dans des recoins inaccessibles. Tout le temps je tente de l'attraper mais jamais je n'y parviens. Je n'ai plus la force pour ça. Et je salive jusqu'à ce que je me sois vidé complètement.
Cela doit faire entre trois et six mois. Pendant ce temps, j'ai vécu au milieu de la crasse, de mon sang, de mon vomi, de mon urine et de mes excréments. L'odeur est insoutenable, mais je la supporte parce que j'y suis contraint. Après tout, on s'y habitue. Mes larmes ont séché maintenant. Je ne pleure plus. J'ai laissé tomber ou je n'ai peut-être plus rien à pleurer. À quoi bon se morfondre de toute façon ?
J'ai tout oublié. Je ne sais plus pourquoi je suis prisonnier. J'ai oublié ce qu'il s'est passé. Je ne reconnaîtrais certainement pas ma famille, ni même mes parents. Je ne me souviens plus de mon nom. En avais-je un auparavant ?
Lorsque quelqu'un vient me voir, il m'appelle la Bête. Je n'ai plus d'identité. Je n'existe plus aux yeux du monde. Plus personne n'existe à mes yeux.

Une ombre vient se poster juste devant la seule source de lumière de la pièce. Cette silhouette masque les seuls rayons que je pouvais distinguer il y a quelques secondes.
« Maxime ? »
Ce mot me dit quelque chose. Je l'ai déjà entendu quelque part mais il m'est impossible de me rappeler où.
« Tu es là ? »
À qui s'adresse donc cette personne ? Si seulement je pouvais comprendre tous les mots. Je creuse dans ma cervelle. Très profondément. Et au moment où je rouvre les yeux, après avoir réfléchi vaillamment, un cercle de lumière vient m'aveugler. Je referme aussitôt les paupières et poussent un cri d'effroi.
« Chut Maxime, tu vas nous faire repérer ! »
Eurêka ! Mon nom est Maxime. Je me rappelle. Rien que cette pensée me redonne un peu de courage. Juste assez pour esquisser un sourire qui traduit mon contentement. Oui, je suis « heureux » parce que je reconnais cette voix, comme si elle m'avait accompagné tout au long de ma capture, comme si elle avait toujours été là, auprès de moi. Que j'aime ce son ! Je l'aime.
Un grincement strident résonne dans ma cellule. On essaie de briser ces barres de métal qui empêchent tout contact physique avec le monde extérieur.
« Ça empeste ici ! »
Une autre voix. Je ne puis distinguer si elle est masculine ou féminine. Je ne sais plus à quoi ressemble une parole d'homme et une parole de femme. Mais celle-ci me paraît bien grave, c'est certainement un homme.
J'ai tout à coup la désagréable impression que des pas approchent au loin. Ma seule occupation de la journée durant ma captivité était d'écouter les pas. À chaque fois, j'entendais de mieux en mieux ce qui m'a permis de dresser une sorte de plan intérieur du lieu où je me trouve. Juste derrière la porte de ma salle, il y a un long couloir. De part et d'autre de ce corridor, il y a d'autres portes qui mènent à d'autres salles. Mes kidnappeurs passent le plus clair de leur temps dans la salle la plus éloignée de la mienne, celle qui est presque au bout du couloir. J'ai rarement entendu quelqu'un dépasser cette pièce. Et là, je crois, je crains que l'un d'eux vient de sortir et se dirige droit vers ma cellule. J'essaie alors de parler pour prévenir mes sauveurs, enfin ceux qui je l'espère sont là pour me sauver. Je fais une première tentative, mais il ne faut pas que je parle trop fort pour ne pas confirmer ses soupçons.
« I... I... Ils a...
- Quoi ? Qu'est-ce que tu veux dire ? »
J'entends une accélération de la cadence derrière la porte. Il est presque là.
« Ils arrivent. »
J'ai enfin réussi. La personne qui coupait les barreaux essaie de les faire tenir tant bien que mal et casse la vitre entièrement afin que le trou ne sois plus visible. Une clé tourne dans la serrure, mes « amis » se relèvent et disparaissent de ma vue. Je me recroqueville sur moi-même, la tête dans les bras et les bras sur les genoux. Un bâton à la main, mon ennemi me tabasse et ces coups se répètent pendant une bonne minute. Je saigne de partout. Il s'en va. Je tâte mes plaies et je sens mes os là où ma peau s'est enlevée. Je n'ai pas mal. J'ai déjà connu pire. Je ne ressens plus rien et je préfère refouler ma douleur. Quand ses pas sont redevenus un murmure, j'ai soufflé : « Il est parti. » Et mes sauveurs ont repris leur entreprise. Pendant ce temps je « prie » parce que je ne veux plus mourir. Quelques minutes auparavant c'était la seule chose qui m'importait mais maintenant que la chance a tournée, mon état d'esprit a changé. J'ai l'étrange impression de redevenir celui que j'étais avant ; sans toutefois me souvenir.
Les barrières tombent. Je suis enfin libre. Tout ce qui se trouve autour de moi disparaît. Les odeurs me paraissent déjà loin. L'air frais a soudainement repris son empire dans cette cave. La lumière fuse. Elle m'engloutit. Je vois clair.
On coupe mes chaînes, on me porte jusqu'à l'ouverture. On me dépose sur le gazon. Le ciel est bleu. J'ai mal aux yeux.
Et puis je souffre. Je ressens la douleur que je ne sentais plus dans cette prison. Comme si c'était la première fois que l'on m'avait traité ainsi. La première fois, la première fois. Je ne m'en rappelle plus. Seulement vaguement.

# Posté le mardi 17 février 2009 13:39